Saint Pierre de Manneville

Église Saint-Pierre

Le XVIème siècle a élevé l’église, dont la nef et le portail sont intéressants.

On y citait avant la Révolution les trois chapelles et manoirs de Villers, de Bellegarde et du Val-des-Leux. La première existe encore, et a été naguère restaurée.

les villages de Beaulieu et du Val-des-Leux, situés sur l’autre rive de la Seine, ont dépendu autrefois de Saint Pierre pour le spirituel, et y ont enterré leurs morts jusque vers 1840.

Guillaume de Tancarville donna l’église de cette paroisse à l’abbaye de Saint Georges, vers le commencement du XIIème siècle. Toutefois, en 1782, le seigneur du manoir de Bellegarde se fit rendre aveu de l’église et du cimetière, par sentence de justice, bien que cet aveu eût été fait quatre mois auparavant aux moines de Saint Georges.

Ce village, qu’on n’appelle communément que Saint-Pierre, se nommait au XIIIème siècle et jusqu’à la fin du XVIIIème siècle simplement Manneville. Peuplé d’environ 500 habitants sous Saint Louis, il en avait en 1707 à peu près 720, au moins 1200 ans en 1794 et 975 en 1806.

La pêche occupe encore quelques hommes de Saint-Pierre. Elle y était anciennement beaucoup plus considérable, et pourvoyait aux frais extraordinaires de l’école, du presbytère et de l’église.

Visite de l’église

Après avoir contourné l’église, en vous promenant dans l’enceinte de l’ancien cimetière, avec son calvaire et son if, clos par un muret, franchissez l’une des deux portes (XVIème siècle) et entrez.

L’église est simple, comportant nef et choeur. L’architecture est du XVIème siècle, la sacristie Nord du XVIIème siècle et celle du Sud, une adjonction du XXème siècle. Le toit, recouvert de tuiles à l’origine, puis d’ardoises, a été refait en 1995.

La simplicité du lieu offre une bouffée de fraîcheur au visiteur qui, avançant lentement, découvrira mobilier et verrières.

La litre seigneuriale (1727) et les blasons de Robert Aubery de Bellegarde et de sa femme Elisabeth Moisson de Folleville (inscrite à l’Inventaire supplémentaire de Seine Maritime).

Les verrières

La diversité des époques et des maître-verriers permet au visiteur de comparer les vitraux et d’apprécier les plus beaux.

A – Annonciation – Didron – Paris – XIXème siècle
B – Fuite en Egypte – Didron – Paris – 1875
C – Fiançailles de la Vierge – Duhamel-Marette – Evreux – 1887
D – Présentation au temple – Duhamel-Marette – Evreux – 1882
E – Marie au temple
F – Nativité ; en haut : Dieu le Père
G – en haut : Saint Paul sur son bateau

au centre : conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas – XVIème siècle, restaurés en 1870

H – en haut : reniement de Saint Pierre

au centre : Jésus ressuscité avec Pierre : « Pais mes brebis » – 1882

Fenêtres du pignon Ouest : 4 verrières en grisaille et une rosace : fleurs et anges musiciens – XIXème siècle.